23.08.2006
Les vacances
Ce qu’il y a de bien avec les vacances, c‘est qu’on en profite souvent pour regarder dans le rétro, faire le point, et prendre de bonnes et belles résolutions pour l’année à venir. Tout en sachant qu’on ne les suivra pas pour autant. Les vacances quoi.
Comme par exemple boire du rosé, des bières, plein de biscuits apéritifs et de pistaches, de glaces et de trucs sans nom qui font grossir, voir dans le miroir le bibendum et les bouées de sauvetage qui vont avec et décider – donc - que l’on entamera un régime dès que l’on sera rentré à la maison. Ah, que la vie est mal fichue tout de même ! On grossit pendant l’été et on maigrit pendant l’hiver, alors que c’est le contraire qui nous arrangerait…
Cet été (comme chaque été…), malgré ce –récurrent- constat sur ma prise de poids, je dois avouer que j’ai – tout comme en Bourgogne ce printemps – véritablement profité de ces vacances. Je passe plus de temps à ne rien faire et à ne point m’en faire. A laisser passer pas mal de choses qui m’énervaient auparavant. A voir les choses autrement. A devenir plus philosophe et sage en fait, mais sans le vouloir (c’est ça la sagesse non ?).
J’ai remarqué que depuis mes trente ans l’âge me turlupinait grave. J’y pensais tout le temps, à la vieillesse et tout ça. Ce qui a changé, concrètement, c’est que cette dernière se manifeste et se rappelle à mon bon souvenir physiquement. En d’autres termes, ce qui me préoccupait avant théoriquement est en train d’être vécu en pratique. Et ça change tout bien sûr. La perte de cheveux, de plus en plus gris en sus. Les rides aussi. L’essoufflement et la fatigue de plus en plus présents, malgré le footing matinal quotidien depuis dix ans.
Et en même temps, malgré une apparence et une sensation physiques éprouvées, je ne me suis jamais senti aussi bien dans ma peau. Ce qui a changé, c’est que j’accepte tout ceci avec bonhomie. Et ça je ne l’aurai jamais pensé en fait, éduqué par une mère obnubilée par le jeunisme nuit et jour.
Alors, qu’ai-je fait pendant ces vacances ?
Côté musique, ce fût le calme plat. Je n’ai pas écouté grand chose, à part quelques vieilleries de Lambchop (mais aussi celui à paraître, trop lent à mon goût), Zenzile et Dub Stories (seuls disques que j’aurai d’ailleurs chroniqué pendant ces deux semaines), un mix des Beastie Boys plutôt décevant, un vieux Innerzone Orchestra vraiment excellent, et enfin l’un des coups de cœur de cette année : Peter, Björn and John.
Côté télé, on s’est tapé pas mal de DVD. Munich (pas mal, mais sans plus), Brokeback Mountain (j’ai beaucoup aimé), Day of sentence (pas mal), Mum’s secret (plaisant), Jarhead (bâillement), je ne sais plus quoi d’autre. En télé, CNN+ (la version espagnole en fait, dont je suis tombé amoureux d’une des présentatrices, et surtout de sa diction) et le JT de TVE, qui est franchement assez zarbi, avec une présentation très « divertissante ». La télé espagnole, c’est franchement pas mon trip. En plus, il y a des pubs en veux-tu en voilà.
Côté lecture enfin (je termine par là car les vacances s’est surtout et avant tout cela) j’en suis à un gros tiers de l’excellent livre noir de la condition des femmes dirigé par Christine Okrent. C’est par contre pas idéal à lire au soleil, avec les enfants qui s’amusent autour (jets d’eau en option). Pas idéal pour ne pas dire assez déprimant en fait. A part ça, avec les baguettes du matin, j’ai pris, au choix, Le Monde, Le Figaro, El Pais ou El Mundo. Je reste extrêmement attaché à la presse quotidienne et une journée sans me fout de mauvais poil.
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