24.08.2006

En nous la vie des morts

medium_nob.jpg" J'ignorais ce que j'étais venu faire là, mais je sentais que c'était juste d'y être, que quelque chose avait ou allait cesser. Je suis resté assis un certain temps sur la véranda, puis j'ai senti un muscle tressaillir près de mon poignet, tel un petit animal qui aurait détalé sous ma peau, et alors seulement, j'ai vraiment eu envie d'un verre de rouge. En plus des deux caisses de montepulciano italien entreposées dans le coffre de la Mercedes, j'avais pris six bouteilles d'un vin français, un margaux que Guita m'avait rapporté l'été précédent et qu'elle m'avait ordonné de garder pour des "grâces exceptionnelles" " (page 25).

" En nous la vie des morts ", de Lorette Nobécourt

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